Tanière


Cet univers, ce
maintenant insaisissable qui contient
des milliards de temps
et d’espaces

n'est qu'un petit endroit qui s'agite,
un petit endroit neuronale
dans ta cervelle
où dehors et dedans
s’entremêlent :

rouille et cendre

Et ce n'est que rarement
que tu fréquentes ces circuits,
trop occupé par l'atelier de ton corps
par la courbe des chemins
qu'il emprunte,

par les rencontres éphémères,
ces autres corps
qui le distraient,
le nourrissent
et parfois l'égarent

Mais dis-toi bien qu'un jour
ce petit réduit si vaste
sera ta tombe

Fu Baoshi de Xinyu (1904-1965)
Le rêveur (~1942.1945)
La royauté est passée en un clin d'oeil,
comment situer l’espace infini
Cheng Sui

Grand Cahier.765.Les jardins sont un langage.038.l'Harmonie.06

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à M.C.



Entre les ronceraies du coteau
Et les cils de la rivière
Ce pommier d’une écorce rude
Où s’attache un gui
Voilà notre vie pleine et nos joies
Ces fruits blancs appendus
Pour une année qui s’achève
Voilà sur le seuil des récoltes
Notre longue patience
Et lié ce vœu
Sous le linteau de la porte