Choix


Cette route bien tracée
route désertique et droite
dos courbé où l'on s'échine
ces machines, évite-les

– mécaniques inhumaines
simulacres et plastiques
envahissent tout l'espace

D'un pas, préfère à côté
la ronce et les fleurs des bois

Aux champs, répand la semence
la floraison de folie

Sa naissance irréparable
et qui grandit et qui pousse
envahit tout, et délivre

emportée par un torrent
à la force irrépressible,
fétu dont le nom se perd
déposé dans les gravats
Franz Marc
Petite composition III
(1913-1914)

Grand Cahier.757.Intérieurs, Extérieur Voix.046.Demeures.11

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à M.C.



Entre les ronceraies du coteau
Et les cils de la rivière
Ce pommier d’une écorce rude
Où s’attache un gui
Voilà notre vie pleine et nos joies
Ces fruits blancs appendus
Pour une année qui s’achève
Voilà sur le seuil des récoltes
Notre longue patience
Et lié ce vœu
Sous le linteau de la porte