Étoile, peut-être


une étoile est tombée, dis-tu
c'était en août

depuis tu revendiques
l'impersonnel

dis-moi, le ciel est-il encore
peuplé d'étoiles

tellement sec et dégagé
rien qui s'annonce
plus de traces
ni trace d'une trace
    plus de pistes
tout est blanc
tout est phosphore
tout est missile

tout dans l'empire est désannonce / ordres irrationnels / insatiables invectives

et toi, B. qui t'arrêtas d'écrire, pourquoi réécris-tu, avan- çant, pas à pas – y mettant de la tête

sans attendre la vue
ou la venue de l'oiseau,
tu avances dé
sauvage, créateur sensuré

les conditions de l'apparaître
est-il trop tard, est-ce la fin...

si courtes,
les trajectoires
Felix Vallotton
Coucher de soleil
(1913)

Grand Cahier.743.Intérieurs, Extérieur Voix.046.D aurait dit.32

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à M.C.



Entre les ronceraies du coteau
Et les cils de la rivière
Ce pommier d’une écorce rude
Où s’attache un gui
Voilà notre vie pleine et nos joies
Ces fruits blancs appendus
Pour une année qui s’achève
Voilà sur le seuil des récoltes
Notre longue patience
Et lié ce vœu
Sous le linteau de la porte