La vie,


on la bouscule
de tous côtés elle s’en fout

elle en nous qui demeure
si droite dans ses bottes

mourir c’est disparaître
après la courbe de la route

la mort est si banale

et nous n’aurons laissé

qu’une poussière allant
rompu d’effrois gelé en elle

rien que des monceaux des brisées
pour un gibier d’azur
Simon Peeterz, dit Verelst
Nature morte avec perdrix et martin pêcheur
(1663-1717)

Grand Cahier.776.Intérieurs, Extérieur Voix.046.Demeures.28

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à M.C.



Entre les ronceraies du coteau
Et les cils de la rivière
Ce pommier d’une écorce rude
Où s’attache un gui
Voilà notre vie pleine et nos joies
Ces fruits blancs appendus
Pour une année qui s’achève
Voilà sur le seuil des récoltes
Notre longue patience
Et lié ce vœu
Sous le linteau de la porte