La digue pour que rien ne tourne ni ne croule
Dans l’axe une colonie de fleurs sans parfum
Corolles alanguies sur leur pailler d’or vert
Le gouffre des eaux noircies hurle sous le pont
L'écume crépite jetée des bouches d’ombre
Des ciels volent en éclats s’en vont percuter
Du bout des doigts le reflet changeant des verrières
Filets d’eau pleurant doucement près de la rampe
Comme coeurs désunis des ciguës aquatiques,
Blanches toxines pour le ventre des poissons
Dans l’axe une colonie de fleurs sans parfum
Corolles alanguies sur leur pailler d’or vert
Le gouffre des eaux noircies hurle sous le pont
L'écume crépite jetée des bouches d’ombre
Des ciels volent en éclats s’en vont percuter
Du bout des doigts le reflet changeant des verrières
Filets d’eau pleurant doucement près de la rampe
Comme coeurs désunis des ciguës aquatiques,
Blanches toxines pour le ventre des poissons
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| Christophe Botton Le passage (1966 -) |
Grand Cahier.011.Cahier bleu-vert.012.Ébauches.07
Grand Cahier.011.Révolvie.032.L'univers de la chauffe.22



















