Les fruits envolés
et puis tombés
iront renaître en d'autres terres
La cour sablée s'entoure
de bâtiments,
d'un poids de fenêtres mortes
L'hiver s'installe
— Vois !
les branches raidies, les écorces mouillées,
glissantes,
et tout cela qui se tient et tremble
La vie n'est pas trouvée
Les lèvres sèches,
les doigts bleuis par trop de froid,
ne veille plus qu'une carcasse !
Qui voudrait rester au milieu de cette cour,
le frêne qui se dit peuplé ?
La coupure est nette à ses racines
Il suffit pourtant d'un corps, une om-
bre simple qui s'approche,
et ce feuillage d'oiseaux devient
jour surpris, air froissé
et puis tombés
iront renaître en d'autres terres
La cour sablée s'entoure
de bâtiments,
d'un poids de fenêtres mortes
L'hiver s'installe
— Vois !
les branches raidies, les écorces mouillées,
glissantes,
et tout cela qui se tient et tremble
La vie n'est pas trouvée
Les lèvres sèches,
les doigts bleuis par trop de froid,
ne veille plus qu'une carcasse !
Qui voudrait rester au milieu de cette cour,
le frêne qui se dit peuplé ?
La coupure est nette à ses racines
Il suffit pourtant d'un corps, une om-
bre simple qui s'approche,
et ce feuillage d'oiseaux devient
jour surpris, air froissé
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| Pablo Picasso Paysage de neige (~ 1924) |
Grand Cahier.178.Cahier bleu-vert.015.Carnet de tristesse.06



















