Tu rentres saoul plus grand qu'un soir de banlieue La bouteille du ciel crache sa lie sur la ville
Quel mauvais foie !
Au dégoût des lèvres on voit que se prépare un orage
Tête bouillie dans soupe d'usines
Au dégoût des lèvres on voit que se prépare un orage
Tête bouillie dans soupe d'usines
Ton squelette se souvient du fracas des presses, le cambouis sous le pied, la cadence dans les bras
Les carreaux du travail tombent Tu pousses le verrou Le soleil se coince dans l'étau
Des vitres fulgurent du béron de la nuit
C'est une jaunisse de chambres à l'odeur de chaud où d'horribles ménages s'égorgent
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| Gilles Cueille L'art et l'usine (2013) |
Grand Cahier.228.Refonds.011.Contre-feux.11




















