Ce n'est pas une chambre
c'est un cube de bleu que la nuit recreuse
c'est,
depuis le point du jour
un lieu sonore
remplit de voix qui chuchotent,
ce sont des bribes lointaines
des rêves qui tournoient sous le soleil,
une coupe de fruits trop mûrs
posée sur le rebord de la fenêtre,
des champs labourés là-bas rayés
qui s'étendent
vert contre brun
par-dessus la ligne des toits,
des champs de feu
bataillant jusqu’au bout de l'horizon,
des champs nus et vastes – plus
engrossés que la mer,
la mer et ses routes puissantes,
la mer sans cesse réinventant le ciel sur sa hanche
c'est un cube de bleu que la nuit recreuse
c'est,
depuis le point du jour
un lieu sonore
remplit de voix qui chuchotent,
ce sont des bribes lointaines
des rêves qui tournoient sous le soleil,
une coupe de fruits trop mûrs
posée sur le rebord de la fenêtre,
des champs labourés là-bas rayés
qui s'étendent
vert contre brun
par-dessus la ligne des toits,
des champs de feu
bataillant jusqu’au bout de l'horizon,
des champs nus et vastes – plus
engrossés que la mer,
la mer et ses routes puissantes,
la mer sans cesse réinventant le ciel sur sa hanche
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| Michel Carrade Terrier de clarté (1963) |
Grand Cahier.069.Cahier bleu-vert.001.Ébauches.14






































