Les cheminées d’une raffinerie fument, lointaine dans les flammes, les brûlots naphténiques rendent partout la nuit quadrillée d’aromates
Un vent froid venu des plaines du nord tombe sur le camp. Une femme est sortie de sa roulotte, et réclame obsé- quieusement ses gages
D’un même mouvement, les deux ouvriers qui travail- laient tout-à-l’heure aux fours de reformage vont se garer de chaque côté de la voie
Ils se mettent alors à chorégraphier un ballet de gestes identiques avant de s’enfermer sans mot dire
dans leur case. Chacun prend ses quartiers,
y pose sa lanterne. Lentement, les feux de l’usine s’a- menuisent...
Bientôt viendront les cendres
Au-delà du grillage, au devant de leur maître, on entend les aboiements des chiens, jusqu'aux vagabonds pluriels dans les crosses de terre
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| Gustave Buchet La raffinerie (1961) |
Grand Cahier.557.Révolvie.032.L'univers de la chauffe.16
