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Foule des eaux


Ces flaques de pluie recouvrant l'avenue, ces « fanale » qui se balancent

Sur l'étendue luisante des allées, des façades opu- lentes, plus pures qu'alabastrite et or

Qu'ils ne nous fassent pas oublier les midis d'affaires traités en calami, l'eau verte assombrie débouchant des couloirs de briques –

Au-dessus les balles détachées, de la masse affadie de la page, les renflements du ciel

William Turner
L'entrée du Grand Canal, Venise
(1840)


Grand Cahier.391.Tre vedute.03

Zattere


En quittant les quais de Zattere comme faufils violets le soir ou gerris en belle île (drakkars de soleils à la peau noir)

Vous vous évanouissez vers des couchants de soufre sur ce lac, vous piquez dans la vase d'une mer qu'on a marié depuis longtemps

Silencieuse avancée où se reflète, miroir blanchi des plombs, la lagune qui s'endort parmi l'enchevê­trement de ses débarcadères

Francesco Guardi
Vue sur le canal de la Giudecca
au nord-ouest avec le Zattere
(1760)


Grand Cahier.390.Refonds.000.Tre vedute.02

Aigrette aperçue des roseaux


Je regarde cette feuille et je dis : une orange – écorce brune jetée, lent balancement des bords de l'eau.

La brume jaune vague et rosée de l'aube agrandit tout l'espace

Je vois sur cette feuille un voile d'eau, un presque rien, une ligne lointaine
marquée au tiers, suggérant l'horizon bleuâtre des cou- poles, du campanile à gauche qui pointe dans le gris délavé

Il y a le calme d'une mer indéfinie, d'un lieu flottant, une habitation riche d'échos et de pailles chromatiques, ras- semblé au vent d'orient

William Turner
Venise, en regardant vers l'est
les tours de San Pietro di Castello
(1819)

Grand Cahier.389.Refonds.000.Tre vedute.01

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à M.C.



Entre les ronceraies du coteau
Et les cils de la rivière
Ce pommier d’une écorce rude
Où s’attache un gui
Voilà notre vie pleine et nos joies
Ces fruits blancs appendus
Pour une année qui s’achève
Voilà sur le seuil des récoltes
Notre longue patience
Et lié ce vœu
Sous le linteau de la porte