L'herbe est grasse,
l'herbe est longue du pré
qui résiste à la faux,
les secondes qui durent,
les vivantes
La fleur de lys
au toucher de velours,
la fleur au hasard parsemée
Sa douceur sa couleur jaune d'or
Une goutte de lait
Sur l’étendue des cheveux d'herbes,
sur le pré d’autrefois qui se penche
– les enfants aux longues jambes,
des hauts déboulent
avec leurs rires
Comme un article machinal avec ses pattes d'angle,
comme un lustre fameux d'insecte,
une à une à l’envers des gravités,
il égrène les tiges
Tic, un rouage s'enclenche
Tac, un verbe s'en échappe
J'ai fauché les herbes du chemin,
je les acucherai
avant que ne vienne au vent
l’idée de s’en mêler
l'herbe est longue du pré
qui résiste à la faux,
les secondes qui durent,
les vivantes
La fleur de lys
au toucher de velours,
la fleur au hasard parsemée
Sa douceur sa couleur jaune d'or
Une goutte de lait
Sur l’étendue des cheveux d'herbes,
sur le pré d’autrefois qui se penche
– les enfants aux longues jambes,
des hauts déboulent
avec leurs rires
Comme un article machinal avec ses pattes d'angle,
comme un lustre fameux d'insecte,
une à une à l’envers des gravités,
il égrène les tiges
Tic, un rouage s'enclenche
Tac, un verbe s'en échappe
J'ai fauché les herbes du chemin,
je les acucherai
avant que ne vienne au vent
l’idée de s’en mêler
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| Auguste Renoir Chemin montant dans les hautes herbes (1876-1877) |
Grand Cahier.200.Dispersion.020.Les filets du temps.04
