Le banc, la chambre


Le banc, l'herbe a blanchi
Les couleurs du matin
sont plus visibles, chaque détail
est plus tranché
Il fait un froid certain
La terre douce est un duvet

Si simples si nombreuses les images

Les mouettes tournent dans la cour avec

un cri Tout est calme
Il y a des ciseaux de soleil
qui se glisse dans la chambre
où tu reposes
et sous tes paupières closes
des rêves pleins la tête

Zao Wou-Ki
Paysage
(1945)

Grand Cahier.181.Cahier bleu-vert.008.Carnet de tristesse.08

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à M.C.



Entre les ronceraies du coteau
Et les cils de la rivière
Ce pommier d’une écorce rude
Où s’attache un gui
Voilà notre vie pleine et nos joies
Ces fruits blancs appendus
Pour une année qui s’achève
Voilà sur le seuil des récoltes
Notre longue patience
Et lié ce vœu
Sous le linteau de la porte