Le rossignol


Il se promène, il veut s’instruire. Il écoute les conseils, occupé des usages, de l'origine et de l'espace. De la ligne à l'horizon qui va s'ouvrir, et des jours, et des jours qui s'allongent…

Arpentant le bocage, il s'ennuie

Tout d'un coup, une ombre chante. Farouche et solitaire, cachée dans les fourrés

Voudrait-il la mettre en cage, une cage dorée – pour ce que sont les sots petits oiseaux qui savent y faire et n’ont plus d’ombre ?

« Je te dis que je veux, séduit, faire un pas »

De son bec elle aiguise les signes et s'enfuit aussitôt,
file aux astres

J.-P. Claris de Florian, illustré
par des artistes japonais
(1895)

Florian, Le rossignol et le Prince
Grand Cahier.240.Les jardins sont un langage.025.Envol au jardin.01

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à M.C.



Entre les ronceraies du coteau
Et les cils de la rivière
Ce pommier d’une écorce rude
Où s’attache un gui
Voilà notre vie pleine et nos joies
Ces fruits blancs appendus
Pour une année qui s’achève
Voilà sur le seuil des récoltes
Notre longue patience
Et lié ce vœu
Sous le linteau de la porte