Dès qu'il eut ouvert les yeux, Ighizan au cœur d'hélian- the se sentit abandonné Il s'arrêta sur le seuil, refusa le cours des jours, ne voulut pas donner suite… Seul au mon- de, plus aucun mot ne sortit de sa bouche
Pourquoi avoir tant aimé, et tant bénit les contraires ?
Critique et physiologue, gouttes d’or ou figues vertes sous les rafales du vent, les étoiles tombèrent Le ciel se déroula, les ruisseaux dans la rue charriaient une eau de glace La flamme bleue de son esprit fut ardente douleur au long des murs gris de la ville
Chacun de ses pas foulait d'étranges fleurs, les parfums vieux, des sons lointains naissant, le monde se nomma
Près des toits calmes qui verdirent, parut, battante l'aile et solitaire, la forme rouge d'un corbeau Son cri âpre creva les airs légers où rien ne bouge
| Anselm Kiefer Die Orden der Natcht, Les ordres de la nuit (1996) |
Grand Cahier.161.Refonds.003.Ighizan.06



















