Après


La maison est odorante, l'amour une clarté

d’abord ils s’étaient engagés
(l’un l’autre (l’un envers l’autre – unis sous un même toit, celui qui y croyait et celle
qui n’y croyait pas)
) mais aujourd’hui que la guerre est défaite, que les che- mins du désir sont perdus,
que reste-t-il ?

Le rouge peu à peu s'est estompé, les goûts effacés, les murs tagués des derniers âges

Dans le jardin fleurissent le réséda, et des arbres flo- rifères Des orangers poussent,
hauts comme des hommes leur tête
est ronde est
couleur du bronze des os, et
toutes choses rangés
– Ce sont des arbres sans vents sous la perfection du ciel qui font le pays ce si calme verger du temps

Igor Mitoraj
Tyndare fissuré, jardin de Boboli, Florence
Photo de Mariella Zoppi
(1998)

Grand Cahier.170.Révolvie.031.Maisons de verre.20


Articles les plus consultés


à M.C.



Entre les ronceraies du coteau
Et les cils de la rivière
Ce pommier d’une écorce rude
Où s’attache un gui
Voilà notre vie pleine et nos joies
Ces fruits blancs appendus
Pour une année qui s’achève
Voilà sur le seuil des récoltes
Notre longue patience
Et lié ce vœu
Sous le linteau de la porte