Les commencements


Il aimait à se promener sous les préaux
ou dans les rues étroites,
la tête lège,

à voir le défilé des façades sobres et fortes bâties voici deux siècles entiers
alors que le ciel parfaitement bleu nous parlait encore,
avec leurs combles mansardés,
les larges corniches,
les œils-de-bœuf d'où le regard se perd,

s’en aller aux endroits délaissés,
sur la place nue entourée de tilleuls effrayer le dortoir des étourneaux,

debout dès le petit matin pour entendre la fontaine
puis joyeux
frapper portes et volets

Guillaume Le Baube - Olivia Rolde
Territoire (2013)

Grand Cahier.220.Refonds.002.Hortense.09

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à M.C.



Entre les ronceraies du coteau
Et les cils de la rivière
Ce pommier d’une écorce rude
Où s’attache un gui
Voilà notre vie pleine et nos joies
Ces fruits blancs appendus
Pour une année qui s’achève
Voilà sur le seuil des récoltes
Notre longue patience
Et lié ce vœu
Sous le linteau de la porte