Elle est fugace, elle est légère…
Sais-tu qu'en son départ ses pas sont invisibles ?
Yeux pers, la chevelure noire et
voilée devancée par l'odeur des mimosas,
Sais-tu qu'en son départ ses pas sont invisibles ?
Yeux pers, la chevelure noire et
voilée devancée par l'odeur des mimosas,
dans une robe popeline aussi aérienne et fine qu’en rêve, qui est le mot de sa présence,
elle va silencieuse longeant le mur du cimetière
Qu'elle daigne un sourire,
crois ton bonheur ! N’hésite pas !
Franchis le pré d'herbes grenantes Leur vertu
est bonne à ta folie
Par chaque seconde foulée, gramme d'une douleur,
tu te rapproches
Oui, car elle est dite aussi la « toujours prochaine »
Qu'elle daigne un sourire,
crois ton bonheur ! N’hésite pas !
Franchis le pré d'herbes grenantes Leur vertu
est bonne à ta folie
Par chaque seconde foulée, gramme d'une douleur,
tu te rapproches
Oui, car elle est dite aussi la « toujours prochaine »
| Eugène Delacroix Jeune orpheline au cimetière (1845) |
Grand Cahier.131.Refonds.001.D'une motion.03



















