Il y eut un jour...


Il y eut un jour où, par trois fois, l'Italie fut une impres- sion ocre noire et blanche

un deux trois
les chevaux échevelés du Palio qui tournent sur la place
à s'éclater les sabots

La Fenice avant les flammes, Don Quichotte accroché aux ailes du moulin
nous laissaient-ils présager cette impression

ocre après les tourments,
mais blanche et noire
sur l'Échiquier des Fleurs nouvelles

hors de l'espace et du temps elle nous avait
emporté puis

sans but et sans moyens nous avait abandonné,

fourmi soulevant dès lors de ses puissantes mandibules un bout d'écorce, des feuillets numérotés

sur lesquels s'écrivent des secrets, des raisons incon- nues, des visages silencieux

qui se mettent à vivre dans l'abstrait, où tout ce qui est mort s'anime et frémit

Honoré Daumier
Don Quichotte et Sancho Pansa
(1866-1868)

Grand Cahier.792.Intérieurs, Extérieur Voix.046.Vivarias 10

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à M.C.



Entre les ronceraies du coteau
Et les cils de la rivière
Ce pommier d’une écorce rude
Où s’attache un gui
Voilà notre vie pleine et nos joies
Ces fruits blancs appendus
Pour une année qui s’achève
Voilà sur le seuil des récoltes
Notre longue patience
Et lié ce vœu
Sous le linteau de la porte