Les fées


Les cheveux que le vent secoua, claquent pleins d'étincelles quand tu les démêles, Ô peigne d'écaille, faiseur d'éclats
*


Otto von Guericke fabriqua une machine électrostatique constituée d'une sphère de soufre tournante Il la frotta avec vigueur de ses rugueuses mains d'allemand Il disait : « Les corps attirés par cette courte-boule (s'ils y touchent) s'élec-trifient, mais elle les repousse alors ! »

Stephen Gray suivi de Jean Desaguliers, protestant, parla d'un effluve qui dans les métaux circule et s'isole, vertu de la matière vitreuse ou résineuse Il vit la terre immense comme un objet à disperser les charges Expérimentateur, il suspendit à l'horizontale un jeune garçon par des fils de soie : comme il approchait des pieds nus de celui-ci un bâton électrique, il nota que le visage et les mains attiraient les feuilles du métal conducteur

Charles François de Cisternay Du Fay imita Stephen Gray en utilisant le verre et le copal Il proposa un fluide vitré et un fluide résineux Il inventa un électroscope à boules de moelle de sureau, à feuilles d’or et à fils Il réussit à trans- mettre le long d'une corde mouillée un courant sur quatre cents mètres de distance

Georg Bose rafistola la machine de Guericke avec du crin de cheval L'usage d'une brosse lui sembla préférable à la paume de ses mains pour provoquer la sphère de soufre tournante Il la piqua d'une tige métallique pour ainsi générer, en dehors de la terre, la charge et l'étincelle

Jesse Ramsden remplaça le crin de Bose par des peignes, des coussinets recouverts d'or et la sphère de sou- fre par un disque de verre Benjamin Franklin améliora le tout d'un coussin de cuir

Le parallélisme augmentant le rendement énergétique, Johann Gabriel Doppelmayr fut, dit-on, la première victime à succomber à cet éclair de foudre

Jim Harris
Johann Gabriel Doppelmayr probe
(2017)

Grand Cahier.199.Révolvie.034.Le horzain.04

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à M.C.



Entre les ronceraies du coteau
Et les cils de la rivière
Ce pommier d’une écorce rude
Où s’attache un gui
Voilà notre vie pleine et nos joies
Ces fruits blancs appendus
Pour une année qui s’achève
Voilà sur le seuil des récoltes
Notre longue patience
Et lié ce vœu
Sous le linteau de la porte